Réflexions existentielles

Ce blog pour exprimer et faire partager les rélexions les réflexions d'un jeune homme avec ses moments de lucidité et clairvoyance sur lui-même et le monde, diront certains, ou ses moments de divagation diront d'autres ? Choisissez votre place...

13 décembre 2007

Pour moi, ça sera rasoir...

massue_couteau

Le coiffeur…je préfère toujours avoir les cheveux trop longs plutôt que d’aller me faire couper les cheveux. Malheureusement (ou heureusement peut-être), je n’ose pas me couper les tifs tout seul, craignant trop le résultat.

Allez, je prends mon courage à 2 mains et je décroche mon téléphone, et demande un rendez-vous à 18H.

« Oui, Monsieur….qui vous coiffe habituellement ?»
« …. »

Et la jeune femme au bout du fil comprend à mon bredouillement que je n’ai pas la chance d’avoir de coiffeur ou coiffeuse attitré(e). Alors, ça sera pour 18H avec… une paire de ciseaux et quelqu’un au bout.

A mon arrivée, je subis toujours le même rituel : on me demande mon nom et me propose de me débarrasser de mon manteau. Et à moi, la cape de Zorro à enfiler à l’envers ! Passage obligé au lavage de cheveux au lavabo avec torticolis et direction le siège où mes cheveux vont pouvoir être découpés, coupés et redécoupés.

A cet instant, je ne sais jamais quoi faire, comment me comporter. Après qu’on m’ait demandé mes hypothétiques préférences de coupe, je me retrouve à attendre devant la glace avec un sentiment de solitude n’ayant comme point de vue à ma portée que ma tête, que je dois supporter en face de moi et à qui je ne peux échapper. Où dois-je regarder : au plafond ? Vers mes cheveux ? Vers le caniche de la coiffeuse qui trottine  d’un bout à l’autre de la pièce sans savoir vraiment où aller ? Ou encore vers la plante verte au fond de la pièce que je peux apercevoir dans le miroir… ?

Déjà, j’ai pu éviter de devoir exprimer mon point de vue sur la météo capricieuse et de donner mon avis sur la trépidante vie de couple de Brad Pitt et Angelina Jolie, et je vous assure que je mesure toute la chance que j’ai eu d’y échapper ! 

Fin de l’opération. Je peux admirer mon profil crânien de 3-4 arrière et répondre comme toujours par l’affirmative que la coupe me convient. Je suis presque libéré

Je sors mes 20 euros de mon portefeuille et récupère mes 50 centimes de monnaie, ...plus que la porte à ouvrir... et avant cela, afin qu'il ne manque aucun élément à ce petit rituel, je ne repars pas sans avoir le droit au "[sourire] merci, aurevoir monsieur..." appris par coeur en technique de vente. Mais non pourquoi ne-vois je que le mauvais côté des choses partout ? Et si cela venait du coeur tout simplement ?

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11 décembre 2007

Un appel angoissant

Il y a une chose que je n'aime pas ou qui me laisse toujours perplexe : les conversations surréalistes.

Dimanche après-midi, le téléphone sonne, je décroche »

« Allo… »
« Allo…, bonjour, c’est …Martin ? »
« Euh, non, c’est son fils »
« Ah, bonjour Arnaud,… c’est Micheline ! »
« Ah…, bonjour. » (Toute la difficulté dans ces moments-là réside dans la capacité à pouvoir faire transparaître de l’entrain dans le « ah », comme si avoir Micheline au téléphone nous faisait plaisir)
« Comment tu vas alors ? »
« euh, ….(afin d’éviter au maximum les hypothétiques blancs que ma réponse aurait pu entraîner dans la conversation, je choisis de répondre par l’affirmative)… ça va…ça va. » « Et toi ? » (Est-ce la politesse, du conformisme, une gêne de ma part qui m’empêche de formuler une autre réponse ?)
« Tu fais quoi déjà ? Tu es toujours étudiant c’est ça ? »
« Oui, c’est ça. Etudiant en école de commerce. »
« Et ça te plait ? »

(Là, je commence vraiment à trouver cette situation surréaliste. Cette personne, qui fait partie de la famille éloignée et que je n’ai pas vu depuis presque 10 ans, est entrain de me parler comme si on était potes ou comme si elle cherchait à faire connaissance. Pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions. Elle a peur de paraître mal polie si elle demande juste à parler à mes parents, qu’elle abrège la conversation et qu’elle ne me pose aucune question. Parce que si c’est ça, dans ce cas-là, je passe direct le téléphone et je ne me dirais même pas qu’elle est impolie ! Ce que je fais, l’intéresse-t-elle vraiment ? A-t-elle l’intention de devenir amis ? Je ne pense pas. Ces conversations de politesse ont-elle un sens ?)

« Euh, non, pas trop en fait » (Pour une fois, j’arrive à dire la vérité alors qu’habituellement, j’aurais dit : « oui, oui ». Je ne sais pas vraiment ce qui me pousse à faire cette réponse ? Peut-être parce que la situation me saoule tellement ?)
« Ah…. » Et là, inévitablement, je sens une gêne au téléphone parce ma réponse n’est pas formatée. Il lui faut donc réfléchir à ce qu’elle va dire. Elle ne pourra pas ressortir la conversation qu’elle s’était préparée à avoir comme « Ah, bah, c’est bien alors. Et plus tard, qu’est-ce que tu veux faire? ».

Finalement, elle parvient à enchaîner :
« Bon, ….bon… ça ira mieux plus tard, hein…. ? »
« Euh, oui, sûrement »
« Mais tu n’es pas en école en ce moment ?
»
« Non, je suis en stage » (j’aurais dû répondre « si » car là, le m’expose à devoir répondre encore à d’autres questions) « Tu fais quoi ? »
« Oh…là je fais un stage en ressources humaines mais c’est un stage pas très long, j’ai fai ça un peu au hasard.» (Pourquoi les gens demandent-ils toujours ce que l’on fait dans la vie ? Ce que l’on fait, le métier que l’on exerce est-il censé renseigner sur notre personnalité ? Parce qu’en ce qui me concerne, je peux répondre clairement « non »
«  Bon (rires) … » 

...(je vous passe la suite de la conversation, mais celle-ci ressemble sensiblement à ce qui précéde)

Ah….ces conversations formelles, de bien séance, où l’on ne dit rien, vraiment rien…

La prochaine fois, soit je ne décrocherai pas ou je répondrai « ah, non, je pense que ça doit être une erreur… !

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02 décembre 2007

Des nouvelles

Cela fait longtemps que je n'ai pas posté de texte. D'un côté, parce que j'ai trouvé d'autres occupations et d'un autre côté, parce que je n'aime pas ce que j'écris et j'ai honte de faire lire mes textes d'une bien pauvre qualité. Je suis un éternel insatisfait mais quand je lis mes textes avant de les publier, je suis trop fainéant pour les réécrire...

Promis, je vais essayer de faire mieux prochainement.

Posté par Lau78 à 04:12 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 novembre 2007

Satanée Baby Fever...

Un phénomène m’exaspère particulièrement et finit par me désespérer : je veux parler de la bébé mania. En effet, je crois que je n’arriverai jamais à comprendre complètement pour quelles raisons les gens ont cette obsession des enfants. Il existe certes des femmes qui ne souhaitent pas en avoir ou d’autres qui n’ont pas spécialement la fibre maternelle mais qui finissent par rentrer dans la norme et franchissent le pas. Mais la plupart ont tellement, et ce depuis leur plus profonde enfance, cette fascination pour ces choses à 4 pattes qu’elles ne peuvent concevoir plus tard  leur vie sans enfant. On appellerait çà l’instinct maternel… En cherchant dans mon Larousse de poche, j’ai trouvé cette définition succincte de l’ «instinct » : « Impulsion naturelle, sentiment spontané ». Et cette définition semblerait correspondre à la réalité, les femmes ne se posant pas la question de savoir pourquoi elles veulent un enfant, elles en veulent un et c’est tout, c’est une raison en soi. Mais on peut s’interroger sur l’origine « naturelle » du désir d’avoir un enfant. En effet, s’il y a bien des femmes qui n’en veulent pas, peut-on encore parler d’instinct naturel ? Ou alors ces femmes seraient-elles dénuées de cette impulsion naturelle? Mais peut-on alors toujours parler d’instinct ? Car l’instinct est bien le critère commun qui définit un ensemble d’individus. Ainsi, les loups possèdent l’instinct de prédateur. Chez les moutons, c’est l’instinct d’imitation.

(Je me rends compte que je me suis laissé emporté dans une introduction on ne peut plus scolaire, que c’est moche…)

Bref, là où je veux en venir, c’est que cette pulsion ne serait peut-être pas si naturelle que çà.

Plutôt qu’un instinct, le fait de vouloir des enfants n’est-il pas plutôt un comportement social ?

Si je dis cela, c’est parce que j’observe qu’au fil du temps, les femmes (dans nos sociétés en tout cas) ne sont plus cantonnés et considérées uniquement  dans leur rôle de femmes donnant la vie. On voit de plus en plus de femmes qui privilégient leur carrière plutôt que leur famille et qui peuvent et assument le fait de ne pas vouloir d’enfants. Je ne porte pas de jugement là-dessus mais je fais le constat.

Du côté des hommes, on observe également un nouveau phénomène : l’homme macho a disparu ou s’est effacé pour laisser place à un genre nouveau, l’homme maternel. Alors qu’il y a 10 ou 20 ans, dans une famille, un père montrait difficilement ses sentiments vis-à-vis de ses enfants ou n’était pas complètement libre de le faire au risque de passer pour quelqu’un de passer viril, on voit aujourd’hui des pères ressembler à des mamans poules et devenir de « vrais hommes ». Aujourd’hui, un père, ça prend un congé paternité pour s’occuper de son enfant, il joue et regarde ébahi son enfant et on le voit avec la poussette dans la rue aussi fier que s’il roulait en Harley-Davidson. L’admiration des parents de leurs enfants prend le pas sur l’éducation. Je ne dis pas qu’il ne faut être présent que pour éduquer son enfant mais on attache trop d’importance à l’enfant, comme s’il était sacré. Il n’y a qu’à voir dans la publicité : les professionnels du marketing ont compris que ce qui marche, c’est de montrer un enfant entrain de dire à ses parents ce qu’il doit acheter. C’est comme si les parents se projetaient à travers leur enfant et assimilaient le bonheur de leur enfant au leur. Un peu comme s’ils vivaient le bonheur de leur enfant par procuration.

Et c’est en cela, que je dis qu’avoir des enfants est beaucoup moins « naturel » que vont veut bien le penser. On fait un enfant, pour soi, pour avant tout son propre bien-être et non comme on l’entend dans toutes les bouches, par amour de l’enfant. Avoir un enfant, c’est un acte égoïste, (comme tous les actes ?) : on le fait pour son bonheur à soi, pour pouvoir façonner son enfant à selon ses désirs, lui inculquer ses valeurs, ses principes, l’orienter vers telle voie professionnelle, lui faire pratiquer tel sport, l’habiller de telle façon…et pour pouvoir combler un vide dans sa vie accessoirement.

Si les enfants ont pris une place si prépondérante, c’est peut-être que cela donne un sens pour ceux qui les conçoivent. L’enfant n’est-il pas entrain de remplacer et de devenir la nouvelle religion à la mode, dans une époque où les valeurs sont éphémères et changeantes et où le bébé à 4 pattes vient réenchanter le monde ?

Posté par Lau78 à 20:07 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Premier bilan

Bon, après une semaine, je vois que malgré l'absence de style ou un contenu que je juge toujours insatisfaisant, j'ai des lecteurs et que l'on réagit à ce que j'écris. Même si apparemment, je suis un peu isolé dans mon opinion mais j'accepte le principe. Et ça me plaît même !

Je continuerai donc l'aventure.

Posté par Lau78 à 20:02 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 novembre 2007

Ces gens heureux...

Spacey_beauty

Je n’aime pas les gens heureux. Ou plutôt, je n’aime pas les gens qui ont l’illusion d’être heureux. Oui, je sais vous allez me dire : mais qui suis-je pour être aussi présomptueux et m’octroyer ainsi le droit de penser que le sourire affiché que l’on peut lire sur leurs lèvres ne correspond pas à un état de bonheur mais davantage à un sentiment de bien-être : une espèce de sensation de bonheur, un ersatz de plénitude, une béatitude suspicieuse. N’avez-vous jamais remarqué par exemple cette vieille dame entrain de faire ses courses, tirant péniblement son cabas à roulettes, paraître tout simplement heureuse de faire ses courses. Il s’agit pourtant d’un acte banal, purement matériel à vocation purement fonctionnelle : celle d’acheter des denrées alimentaires afin de les ramener au foyer en vue de nourrir les organismes de sa petite famille. Mais pour elle, non, c’est plus que cela, quand elle va faire ses courses, elle est heureuse, et vit un moment agréable qu’elle ne raterait sous aucun prétexte. Quand elle arrive devant le stand de son boucher, elle parle du beau temps et déclare « Il fait froid, moi je dis de toute façon : il n’y a plus de saison ! » « Oh oui, ma p’tite dame, vous avez bien raison, y’a plus de saison…». Et voilà, elle a exprimé sa pensée et on l’a confortée dans son opinion. Elle peut repartir tranquille.

Ce sont ces gens-là qui me dérangent ! Rien ne m’insupporte plus que de voir des gens qui se contentent de pas grand-chose. Un jour, en regardant cette chère télévision, à qui je dois tout, une phrase de Jacques Brel m’a vraiment frappé, bien que ne connaissant guère le personnage à vrai dire. Son discours était plus ou moins le suivant (je me sers de cette pseudo citation pour donner du crédit à mes propos, je sais, c'est mal mais c'est du marketing) : pour lui, la bêtise pouvait s’apparenter à de la paresse. Quelqu’un de bête, c’était avant tout quelqu’un de paresseux, qui se contentait de peu de chose et qui se suffisait de ces petites choses et qui par conséquent ne cherchait pas à vouloir plus.

Cet extrait télévisuel m’a frappé et m’a fait réalisé à quel point, nous devions avoir cette exigence, nous êtres humains, d’exiger autre chose que la facilité. Qu’est-ce qui nous différencierait en effet du comportement animal autrement, sinon cette faculté à évoluer et à se projeter dans le futur.

Cette dame : elle fait ses courses, elle achète ses 2 côtes de porc de 125 grammes chacune qu’elle cuisinera avec une boite de petits pois en conserve de la marque Bonduel : et cela lui suffit, elle est heureuse. Cet homme : il est 7H55 et court pour attraper son métro de 7H58 avec ses chaussures en cuir, son imperméable beige. Il a avec lui sa petite sacoche noire et ses petites lunettes sur le nez. Il travaillera jusqu’à 18H40 avant de retrouvez sa femme et ses enfants, Nathan et Stéphanie. Et cela lui suffit. Cette fille : elle monte dans le bus avec sa paire de bottes et son manteau blanc. Elle est maquillée, rouge à lèvre prune clair et blush sur les joues. Elle est jolie et cela lui suffit. Ce type : il a des dreadlocks, fume de l’herbe et possède une démarche nonchalante. Il dit à son pote « Salut, ça va ? » « Ouais tranquille et toi ? » « Cool …» Et çà lui suffit…

Eh bien moi, tout cela, cela ne me suffit pas. La vie, je me refuse à croire que ce n’est que çà, cela doit être chose. Si dans 10 ans, je relis ce texte et que je me reconnais ne serait-ce que dans un seul de ces misérables portraits, je m’engage à m’acheter une corde à Leroy Merlin et à me pendre dans la cave ! Jamais je n’espère devenir le Lester Burnham d’American Beauty qui prend un jour conscience que la vie qu’il mène le dégoûte finalement.

S’il te plaît, toi qui a écrit ce texte, pourvu que cela n’arrive jamais !

Posté par Lau78 à 19:42 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 octobre 2007

Premier vrai article !

Voilà mon premier article. Vous n’imaginez même pas, cher lecteur (enfin j’espère qu’il y en), la difficulté qu’a pu représenter la rédaction de ce texte, portant somme toute assez banal pourtant. En fait, pour être honnête, je dois avouer que première difficulté a été d’arriver à me motiver à créer ce blog. Ou non, ce n’est pas le manque de motivation qui est à remarquer. C’est plus compliqué il me semble. Ce blog est sans doute à mon image. Mes intentions ne sont pas toujours suivies de leur réalisations et je dois alors faire le constat de mon incapacité à vivre l’instant présent et à me projeter dans le futur : je regarde le temps passer et me dépasser et je n’accomplis rien. Je subis les événements au lieu de les choisir et de les affronter.

Quand je me dis, « ne reste pas comme çà à rien faire, à me morfondre sur mon sort »,  je me mets alors à penser qu’il est temps d’agir. Je me dis qu’il faut que je sorte quelque part, que je fasse quelque chose, je ne sais quoi. Mais le temps passe sans que rien ne change, sans que je ne change rien à la situation.

Et bien, ce blog, c’est la même chose. Je l’ai pensé, repensé, sans toutefois me motiver vraiment à le créer et à le faire vivre en y publiant des textes. Peut-être me direz-vous que c’est un progrès d’être arrivé finalement à lui donner naissance ?

Pour un premier article, j’en conviens, , ce n’est pas la gaîté et la joie qui prédominent mais c’est mon blog, et, après tout je peux écrire de la manière dont j’ai envie. Ainsi, je me garderai bien, dans cet espace, de laisser une quelconque place à toute attitude d’hypocrisie pour exprimer vraiment ce que je pense et ressens.

Merci déjà à celles et ceux qui me liront.

Mais bon, je ne vais pas pour autant me raconter d’une manière égocentrique dans ce blog. J’essaierai de faire partager mes points de vue et réflexions diverses. A vous de les partager,  ou non !

Posté par Lau78 à 23:02 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 octobre 2007

Nouveau blog !

11 octobre 2007. C'est fait, je me suis motivé pour ce blog. Reste à trouver maintenant la motivation écrire un article...!

Posté par Lau78 à 21:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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