Réflexions existentielles

Ce blog pour exprimer et faire partager les rélexions les réflexions d'un jeune homme avec ses moments de lucidité et clairvoyance sur lui-même et le monde, diront certains, ou ses moments de divagation diront d'autres ? Choisissez votre place...

19 décembre 2007

La dernière fois et la première fois

Friedrich

Demain, c’est la dernière fois où je devrai me rendre à mon stage.

Demain, c’est la dernière fois où je devrai lutter contre mon voix intérieure qui me dit ne pas aller travailler pour la journée.

Demain, c’est la dernière fois où je devrai errer dans les transports en commun parmi toutes ces pauvres âmes errantes, errant après

Demain, c’est la dernière fois où je devrai commencer une journée en souhaitant qu’elle soit déjà terminée.

Demain, c’est la dernière fois où je devrai lutter contre moi-même pour répondre par un sourire aux blagues pas drôles que me fait ma supérieure.

Demain, c’est la dernière fois où je devrai renoncer à mes convictions et ma personnalité en sombrant dans l’aliénation.

Demain, ce sera la première fois où je ne pourrai plus me cacher derrière mes obligations matérielles pour refuser de faire ce que mon moi profond me dit de faire et où je serai seul face à ma conscience et ma supposée liberté.

Posté par Lau78 à 19:07 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


13 décembre 2007

Pour moi, ça sera rasoir...

massue_couteau

Le coiffeur…je préfère toujours avoir les cheveux trop longs plutôt que d’aller me faire couper les cheveux. Malheureusement (ou heureusement peut-être), je n’ose pas me couper les tifs tout seul, craignant trop le résultat.

Allez, je prends mon courage à 2 mains et je décroche mon téléphone, et demande un rendez-vous à 18H.

« Oui, Monsieur….qui vous coiffe habituellement ?»
« …. »

Et la jeune femme au bout du fil comprend à mon bredouillement que je n’ai pas la chance d’avoir de coiffeur ou coiffeuse attitré(e). Alors, ça sera pour 18H avec… une paire de ciseaux et quelqu’un au bout.

A mon arrivée, je subis toujours le même rituel : on me demande mon nom et me propose de me débarrasser de mon manteau. Et à moi, la cape de Zorro à enfiler à l’envers ! Passage obligé au lavage de cheveux au lavabo avec torticolis et direction le siège où mes cheveux vont pouvoir être découpés, coupés et redécoupés.

A cet instant, je ne sais jamais quoi faire, comment me comporter. Après qu’on m’ait demandé mes hypothétiques préférences de coupe, je me retrouve à attendre devant la glace avec un sentiment de solitude n’ayant comme point de vue à ma portée que ma tête, que je dois supporter en face de moi et à qui je ne peux échapper. Où dois-je regarder : au plafond ? Vers mes cheveux ? Vers le caniche de la coiffeuse qui trottine  d’un bout à l’autre de la pièce sans savoir vraiment où aller ? Ou encore vers la plante verte au fond de la pièce que je peux apercevoir dans le miroir… ?

Déjà, j’ai pu éviter de devoir exprimer mon point de vue sur la météo capricieuse et de donner mon avis sur la trépidante vie de couple de Brad Pitt et Angelina Jolie, et je vous assure que je mesure toute la chance que j’ai eu d’y échapper ! 

Fin de l’opération. Je peux admirer mon profil crânien de 3-4 arrière et répondre comme toujours par l’affirmative que la coupe me convient. Je suis presque libéré

Je sors mes 20 euros de mon portefeuille et récupère mes 50 centimes de monnaie, ...plus que la porte à ouvrir... et avant cela, afin qu'il ne manque aucun élément à ce petit rituel, je ne repars pas sans avoir le droit au "[sourire] merci, aurevoir monsieur..." appris par coeur en technique de vente. Mais non pourquoi ne-vois je que le mauvais côté des choses partout ? Et si cela venait du coeur tout simplement ?

Posté par Lau78 à 22:43 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2007

Un appel angoissant

Il y a une chose que je n'aime pas ou qui me laisse toujours perplexe : les conversations surréalistes.

Dimanche après-midi, le téléphone sonne, je décroche »

« Allo… »
« Allo…, bonjour, c’est …Martin ? »
« Euh, non, c’est son fils »
« Ah, bonjour Arnaud,… c’est Micheline ! »
« Ah…, bonjour. » (Toute la difficulté dans ces moments-là réside dans la capacité à pouvoir faire transparaître de l’entrain dans le « ah », comme si avoir Micheline au téléphone nous faisait plaisir)
« Comment tu vas alors ? »
« euh, ….(afin d’éviter au maximum les hypothétiques blancs que ma réponse aurait pu entraîner dans la conversation, je choisis de répondre par l’affirmative)… ça va…ça va. » « Et toi ? » (Est-ce la politesse, du conformisme, une gêne de ma part qui m’empêche de formuler une autre réponse ?)
« Tu fais quoi déjà ? Tu es toujours étudiant c’est ça ? »
« Oui, c’est ça. Etudiant en école de commerce. »
« Et ça te plait ? »

(Là, je commence vraiment à trouver cette situation surréaliste. Cette personne, qui fait partie de la famille éloignée et que je n’ai pas vu depuis presque 10 ans, est entrain de me parler comme si on était potes ou comme si elle cherchait à faire connaissance. Pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions. Elle a peur de paraître mal polie si elle demande juste à parler à mes parents, qu’elle abrège la conversation et qu’elle ne me pose aucune question. Parce que si c’est ça, dans ce cas-là, je passe direct le téléphone et je ne me dirais même pas qu’elle est impolie ! Ce que je fais, l’intéresse-t-elle vraiment ? A-t-elle l’intention de devenir amis ? Je ne pense pas. Ces conversations de politesse ont-elle un sens ?)

« Euh, non, pas trop en fait » (Pour une fois, j’arrive à dire la vérité alors qu’habituellement, j’aurais dit : « oui, oui ». Je ne sais pas vraiment ce qui me pousse à faire cette réponse ? Peut-être parce que la situation me saoule tellement ?)
« Ah…. » Et là, inévitablement, je sens une gêne au téléphone parce ma réponse n’est pas formatée. Il lui faut donc réfléchir à ce qu’elle va dire. Elle ne pourra pas ressortir la conversation qu’elle s’était préparée à avoir comme « Ah, bah, c’est bien alors. Et plus tard, qu’est-ce que tu veux faire? ».

Finalement, elle parvient à enchaîner :
« Bon, ….bon… ça ira mieux plus tard, hein…. ? »
« Euh, oui, sûrement »
« Mais tu n’es pas en école en ce moment ?
»
« Non, je suis en stage » (j’aurais dû répondre « si » car là, le m’expose à devoir répondre encore à d’autres questions) « Tu fais quoi ? »
« Oh…là je fais un stage en ressources humaines mais c’est un stage pas très long, j’ai fai ça un peu au hasard.» (Pourquoi les gens demandent-ils toujours ce que l’on fait dans la vie ? Ce que l’on fait, le métier que l’on exerce est-il censé renseigner sur notre personnalité ? Parce qu’en ce qui me concerne, je peux répondre clairement « non »
«  Bon (rires) … » 

...(je vous passe la suite de la conversation, mais celle-ci ressemble sensiblement à ce qui précéde)

Ah….ces conversations formelles, de bien séance, où l’on ne dit rien, vraiment rien…

La prochaine fois, soit je ne décrocherai pas ou je répondrai « ah, non, je pense que ça doit être une erreur… !

Posté par Lau78 à 10:28 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 décembre 2007

Des nouvelles

Cela fait longtemps que je n'ai pas posté de texte. D'un côté, parce que j'ai trouvé d'autres occupations et d'un autre côté, parce que je n'aime pas ce que j'écris et j'ai honte de faire lire mes textes d'une bien pauvre qualité. Je suis un éternel insatisfait mais quand je lis mes textes avant de les publier, je suis trop fainéant pour les réécrire...

Promis, je vais essayer de faire mieux prochainement.

Posté par Lau78 à 04:12 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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