Réflexions existentielles

Ce blog pour exprimer et faire partager les rélexions les réflexions d'un jeune homme avec ses moments de lucidité et clairvoyance sur lui-même et le monde, diront certains, ou ses moments de divagation diront d'autres ? Choisissez votre place...

19 novembre 2007

Satanée Baby Fever...

Un phénomène m’exaspère particulièrement et finit par me désespérer : je veux parler de la bébé mania. En effet, je crois que je n’arriverai jamais à comprendre complètement pour quelles raisons les gens ont cette obsession des enfants. Il existe certes des femmes qui ne souhaitent pas en avoir ou d’autres qui n’ont pas spécialement la fibre maternelle mais qui finissent par rentrer dans la norme et franchissent le pas. Mais la plupart ont tellement, et ce depuis leur plus profonde enfance, cette fascination pour ces choses à 4 pattes qu’elles ne peuvent concevoir plus tard  leur vie sans enfant. On appellerait çà l’instinct maternel… En cherchant dans mon Larousse de poche, j’ai trouvé cette définition succincte de l’ «instinct » : « Impulsion naturelle, sentiment spontané ». Et cette définition semblerait correspondre à la réalité, les femmes ne se posant pas la question de savoir pourquoi elles veulent un enfant, elles en veulent un et c’est tout, c’est une raison en soi. Mais on peut s’interroger sur l’origine « naturelle » du désir d’avoir un enfant. En effet, s’il y a bien des femmes qui n’en veulent pas, peut-on encore parler d’instinct naturel ? Ou alors ces femmes seraient-elles dénuées de cette impulsion naturelle? Mais peut-on alors toujours parler d’instinct ? Car l’instinct est bien le critère commun qui définit un ensemble d’individus. Ainsi, les loups possèdent l’instinct de prédateur. Chez les moutons, c’est l’instinct d’imitation.

(Je me rends compte que je me suis laissé emporté dans une introduction on ne peut plus scolaire, que c’est moche…)

Bref, là où je veux en venir, c’est que cette pulsion ne serait peut-être pas si naturelle que çà.

Plutôt qu’un instinct, le fait de vouloir des enfants n’est-il pas plutôt un comportement social ?

Si je dis cela, c’est parce que j’observe qu’au fil du temps, les femmes (dans nos sociétés en tout cas) ne sont plus cantonnés et considérées uniquement  dans leur rôle de femmes donnant la vie. On voit de plus en plus de femmes qui privilégient leur carrière plutôt que leur famille et qui peuvent et assument le fait de ne pas vouloir d’enfants. Je ne porte pas de jugement là-dessus mais je fais le constat.

Du côté des hommes, on observe également un nouveau phénomène : l’homme macho a disparu ou s’est effacé pour laisser place à un genre nouveau, l’homme maternel. Alors qu’il y a 10 ou 20 ans, dans une famille, un père montrait difficilement ses sentiments vis-à-vis de ses enfants ou n’était pas complètement libre de le faire au risque de passer pour quelqu’un de passer viril, on voit aujourd’hui des pères ressembler à des mamans poules et devenir de « vrais hommes ». Aujourd’hui, un père, ça prend un congé paternité pour s’occuper de son enfant, il joue et regarde ébahi son enfant et on le voit avec la poussette dans la rue aussi fier que s’il roulait en Harley-Davidson. L’admiration des parents de leurs enfants prend le pas sur l’éducation. Je ne dis pas qu’il ne faut être présent que pour éduquer son enfant mais on attache trop d’importance à l’enfant, comme s’il était sacré. Il n’y a qu’à voir dans la publicité : les professionnels du marketing ont compris que ce qui marche, c’est de montrer un enfant entrain de dire à ses parents ce qu’il doit acheter. C’est comme si les parents se projetaient à travers leur enfant et assimilaient le bonheur de leur enfant au leur. Un peu comme s’ils vivaient le bonheur de leur enfant par procuration.

Et c’est en cela, que je dis qu’avoir des enfants est beaucoup moins « naturel » que vont veut bien le penser. On fait un enfant, pour soi, pour avant tout son propre bien-être et non comme on l’entend dans toutes les bouches, par amour de l’enfant. Avoir un enfant, c’est un acte égoïste, (comme tous les actes ?) : on le fait pour son bonheur à soi, pour pouvoir façonner son enfant à selon ses désirs, lui inculquer ses valeurs, ses principes, l’orienter vers telle voie professionnelle, lui faire pratiquer tel sport, l’habiller de telle façon…et pour pouvoir combler un vide dans sa vie accessoirement.

Si les enfants ont pris une place si prépondérante, c’est peut-être que cela donne un sens pour ceux qui les conçoivent. L’enfant n’est-il pas entrain de remplacer et de devenir la nouvelle religion à la mode, dans une époque où les valeurs sont éphémères et changeantes et où le bébé à 4 pattes vient réenchanter le monde ?

Posté par Lau78 à 20:07 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

certains font un bébé par pur egoisme,d'autre par pure generosité (des fois un peu des deux)
et d'autres par inconscience,ou encore par inadvertance...
moi je suis une femmes et la naissance de mon bebe a etait l'un des moments les plus merveilleux de toute mon existence...
si l'on a pas eu le bonheur de ressentir ce moment precieux et quasi mystique ou ce petit etre fragile qui recherche nos bras desesperement se blotie contre nous....
pour moi on a pas vecu,mais on ne le sais pas!
a plus!!

Posté par sally, 20 novembre 2007 à 19:44

Oui MAIS...

Tout d'abord, Bonjour et Merci...
(les commentaires très flatteurs et instructifs sur mon blog, délaissé pendant longtemps et re- partie de mes préoccupations)

Pour les bébés, je suis d'accord et pas d'accord. Si l'on fonce dans les profondeurs anthropologiques de la chose, je pense pouvoir affirmer que tout "animal" de sexe féminin a un seul et unique moment dans sa vie important (pour ne pas dire un "but") qui est la procréation. N'importe quelle femelle, femme préhistorique - lionne - castor ou encore gueunon, n'a pour vocation naturelle dans sa petite vie que de faire une progéniture fonction de ses chaleurs et l'élever, monsieur s'occupant de la nourrir.
Ce schéma ayant tenu bon de nombreuses années chez l'humain, la société l'a (heureusement) plus ou moins atténué. On n'attend plus de Madame des bébés, mais Madame ne peut s'empêcher d'avoir ce sentiment au fond d'elle qu'après tout, elle est quand même faite pour ça physiquement parlant. Après quant aux motivations moins "instinctives", le fait d'avoir le choix d'en faire ou pas et l'absence (relative) de réelle pression sociale fait que l'on "se fait plaisir". Certes, si on en veut pas, on en fait pas. Mais je pense que ce n'est pas comme s'acheter un chaton ou un poisson rouge, ca reste avant tout un engagement à long terme et pas un "joujou", c'est bien souvent quand on est amoureux et qu'on sait pouvoir "assurer" que l'on se décide à faire un enfant donc NON ce n'est pas purement égoiste. Si tel était le cas, on en ferait beaucoup plus sans se préoccuper des conditions dans lesquelles il arrivera. Bref c'est le bordel mon com, nuit blanche et sérieux problème de raisonnement à cette heure-ci :).
Je m'étendrai un peu plus sur le sujet à l'occasion et quand j'arrêterai de me demander "où je veux en venir".
Au fait, comment on fait les bébés ?? :)

Au plaisir ami blogueur, Flo

Posté par FP, 05 décembre 2007 à 08:49

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